Archive pour la catégorie 'Ecoconstruction'

Etude de l’Observatoire BBC : l’ossature bois a le vent en poupe !

Jeudi 16 juin 2011

   Dans la droite lignée du Grenelle de l’Environnement, l’Observatoire BBC a été formé de manière à développer un outil destiné à partager les expériences accumulées en matière de construction basse consommation. EFFINERGIE, le MEEDDM et l’ADEME se sont associés pour diffuser les bonnes pratiques en matière de BBC sur la base d’analyses tant techniques qu’économiques afin de composer une base de données à l’échelle nationale. L’objectif de cette initiative vise à soutenir la généralisation des bâtiments basse consommation, en proposant des exemples de construction. 

   L’observatoire a ainsi mené une investigation portant sur 104 projets afin d’en tirer des enseignements susceptibles de dessiner un paysage de la construction BBC actuelle. Rendue publique en novembre 2010, elle porte sur divers points notamment  les matériaux de construction, les techniques d’isolation, les consommations en termes de chauffage, etc. L’échantillonnage porte sur une majorité de logement individuel mais tient aussi compte d’habitats collectifs et d’immeubles de bureaux, moins nombreux mais représentant un marché prometteur.

Bilan de l’étude de l’Observatoire BBC

   Au regard des technologies utilisées pour l’isolation, on peut se rendre compte que l’ossature bois est utilisée à 24,6% en deuxième position, alors que l’isolation par l’intérieure est en tête avec 29,2% pour les habitations individuelles. En ce qui concerne la structure, l’ossature bois est également en deuxième position après la brique, ce qui témoigne de la grande confiance des constructeurs en l’efficacité de cette technique.

   Pour les immeubles de bureaux, les matériaux utilisés sont bien plus diversifiés et utilisés dans des proportions assez similaires, notamment pour l’ossature métallique, l’ossature bois ou les parpaings alors que le béton se démarque avec plus de 27% des matériaux.

   Les progrès à réaliser en matière des systèmes de chauffage portent sur la très grande majorité de recours à la chaudière à gaz ou au fioul alors que le système thermodynamique se contente de 26,2 % alors que les autres sources sont minimes. La répartition est plus divisée pour les immeubles de bureaux et cette fois, le système thermodynamique est en tête.

   En revanche, un chiffre est à souligner : plus de 80% des bâtiments audités disposaient de capteurs solaires pour l’obtention de l’eau chaude sanitaire alors que près de 70% des immeubles de bureaux utilisent l’énergie photovoltaïque avec 70% des bâtiments équipés. Les maisons individuelles sont équipées à hauteur de 14% mais on ne doute pas de l’engouement pour cette énergie renouvelable dans les années à venir. 

   En conclusion de cette étude, nous pouvons affirmer que les bâtiments non seulement basse consommation ont le vent en poupe mais que l’ossature bois est d’ores et déjà une technique de construction qui a fait ses preuves. Pour sur, cette tendance va progresser à court terme, ainsi que le marché qui en découle, notamment en ce qui concerne le marché de l’immobilier de bureau.

Lien de l’étude de l’observatoire BBC

 

Quand habitable rime avec durable

Jeudi 24 septembre 2009

Acheter une maison est une décision qui va influer sur votre avenir. En effet, la pollution et les risques sanitaires nuisent à notre environnement et nous en sommes de plus en plus conscients. Ainsi le choix d’une maison écologique et économique est une problématique d’actualité.

Étape 1 : trouver le terrain
Si vous êtes sur le point d’acquérir un terrain, sachez qu’il existe deux types de terrain destinés à la vente : les terrains isolés et les terrains en lotissement.
Un terrain isolé peut supporter n’importe quel type de construction : maison en basse consommation, maison passive ou habitation traditionnelle. Néanmoins, ce type de terrain ne bénéficie d’aucun d’équipement, vous devrez engager des frais supplémentaires relatifs aux branchements d’eau, d’électricité et de gaz. Ne négligez rien avant l’achat, vous devez vous renseigner de toutes les informations relatives à l’urbanisme (plan, coefficient d’occupation des sols, certificat, etc.). Selon la législation de 2006, le vendeur du terrain doit fournir dans le contrat de vente un état des risques naturels et technologiques (ERNT) récent de six mois à compter du jour de la signature de la promesse de vente. Vous serez ainsi informé des risques qu’encoure votre terrain.
Le choix d’un terrain isolé est plus cher en termes de coût mais il vous donnera une plus grande liberté quant au type de construction que vous souhaitez.

Un terrain en lotissement est divisé en parcelles. Vous aurez à votre disposition des équipements collectifs (eau, électricité…). Cependant, votre marge de manÃ…?uvre sera plus étroite, puisqu’il s’agit d’un lotissement, vous devrez vous conformer à certaines règles esthétiques (matériaux, toiture, volets, clôtures…), les maisons construites en lotissement ont la particularité de toutes se ressembler mais vous aurez la certitude que le terrain est constructible. Cependant, le choix de maisons écologiques est plus restreint avec ce type de terrain.

Étape 2 : choisir le type d’habitation
Une fois que vous avez choisi votre terrain, vous devez réfléchir au type de maison que vous souhaitez faire construire. Il existe différentes catégories d’habitation durable : les maisons passives et les maisons basse consommation.
La maison passive est un type d’habitation très rentable sur le long-terme. En effet, une habitation passive permet une réduction de 80% des émissions de C02 par rapport à un logement normal. Outre ses économies d’énergie, la maison passive requiert un équipement spécifique tel qu’un système de cogénération capable de fournir de l’énergie à partir d’un moteur thermique alimenté au gaz, des capteurs solaires qui vont permettre une isolation thermique ainsi qu’un système d’isolation de haute qualité.
Ce type d’habitation engendre un coût de construction de 10 à 15% plus cher qu’une habitation traditionnelle mais permet des économies d’énergie considérables.

Les maisons basse consommation sont des habitations économes pouvant sauver jusqu’à 80% d’énergie. Le chauffage fonctionne à l’énergie solaire, un système à la fois innovant et performant. Ce type d’habitation nécessite jusqu’à 5 fois moins d’énergie qu’un logement habituel. Les matériaux d’isolation sont de haute qualité et permettent une économie d’énergie maximale.
Ce type d’habitation n’est pas encore développé sur le marché de la construction, son coût reste assez élevé, il faut compter environ 125 000 ‘¬ pour 100 m2 mais sur le long-terme, la maison basse consommation devient très économique.

Étape 3 : opter pour le bois

Le bois est un matériau de plus en plus utilisé pour la construction de maisons écologiques, peu polluant et très isolant, les avantages que proposent le bois en construction sont nombreux. Le bois est résistant et permet une meilleure conservation des bâtiments. C’est un excellent isolant thermique, il est économique puisqu’il permet de réaliser des économies de chauffage. Il est 6 fois plus isolant que la brique et le béton. Il protège mieux du feu que les autres matériaux, sa combustion est plus lente. Construire une maison en bois revient moins cher sur le long-terme.
La construction de maisons en bois devrait doubler en France d’ici 2010, les futures règlementations vont jouer un rôle important dans cette progression.

Nos réalisations de maisons en bois

Lundi 22 juin 2009

Comment faire un blog sur les constructions de maisons en bois sans vous donner et vous présenter d’exemples de nos réalisations ? Nous vous décrivons ci-dessus deux de nos conceptions.

On commence avec cette maison en construction. Située dans le Sud de la France, il s’agit d’une maison en ossature bois.  Avec une surface d’environ 131m², cette maison ressemblera très bientôt à un véritable bijou.

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Puis cette maison finie par nos soins vous laisse un petit peu plus imaginer ce que nous faisons. Située dans le Sud Ouest de la France et toute proche de la côte Atlantique, elle est réalisée en madriers. Elle fait environ 114m².

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Vous rêvez d’une bonne maison à basse consommation?

Jeudi 11 juin 2009

Maison écologique basse consommationSi vous rêvez de construire une maison à basse consommation, je vous invite à suivre ces sept points clés:

- Un chauffage performant.

- Une ventilation optimisée. Si le renouvellement d’air doit être suffisant du point de vue de l’hygiène, il doit en revanche être maîtrisé pour limiter les déperditions thermiques. Cinq minutes suffisent en hiver pour aérer une pièce.

- Une isolation et des vitrages performants. En diminuant les pertes de chaleur par les parois, une isolation thermique efficace peut réduire les besoins en énergie de plus de 60 %.

- Une maison étanche à l’air. Les infiltrations parasites d’air frais à l’intérieur du bâti doivent être limitées pour assurer une bonne étanchéité de la maison. Le renouvellement d’air se fait donc de manière maîtrisé, assuré par le système de ventilation.

- Des points thermiques limités.
Le traitement des discontinuités dans l’isolation dues à la structure du bâtiment peut représenter jusqu’à 40 % des déperditions.

- Une ouverture au soleil / une protection solaire. Une orientation bien pensée et une protection solaire efficace doivent permettre d’éviter les inconforts d’éblouissement et de surchauffe.

- L’utilisation d’énergies renouvelables. Inépuisables, peu ou pas émettrices de gaz à effet de serre, le recours aux énergies renouvelables est un des moyens de réduire la consommation d’énergie courante en matière de chauffage, d’eau chaude et d’électricité (exemple : chauffe eau solaire, etc.).

Le bois plus cher que le traditionnel?

Jeudi 28 mai 2009

« Construire en bois, c’est cher Â». Une idée reçue trop répandue. Lorsque nous construisons une maison, il faut distinguer 2 types de coûts :

- le coût de l’investissement : coûts directs à court terme

- le coût d’exploitation : cette maison va être habitée, exploitée et amortie sur 30 voire 35 ans.  C’est pourquoi, il est plus réaliste de raisonner sur une période de temps qui ne se limite pas à la réalisation.

Sur le long terme, la construction bois est source d’économies car elle est conforme aux exigences de performances et à la réglementation. En effet, elle se caractérise par l’absence de ponts thermiques qui constituent 30% des perditions d’une maison maçonnée. De nombreuses études ont prouvé que la maison bois, plus performante énergétiquement, permet des économies de chauffage substantielles. Du coup, dès que nous raisonnons sur le moyen et le long terme, la maison bois est plus économique. 

En termes de délai: Une maison bois peut être livrée en 5 ou 6 mois contrairement à une maison maçonnée qui nécessite environ 10 mois, ce qui entraine des frais financiers réduits, des économies de main d’Ã…?uvre, de production et d’encadrement.

Le bois : l’avenir ?Malheureusement, en France, beaucoup en doutent encore. En effet, dans de nombreux pays d’Europe, au Japon, en Amérique, ce matériau est déjà très répandu.

Comment financer vos projets ?

Lundi 9 juin 2008

Sur son site internet l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) propose « Eco-prêts » : Eco-prêts est un outil qui vous permet de comparer les prêts dédiés aux économies d’énergie proposés par les différentes banques françaises. 

L’environnement, ou comment avoir développé un nouveau marché pour les économistes de demain :

Mercredi 16 avril 2008

       Il existe actuellement un fort engouement (qui n’est malheureusement pas un courant global de pensée volontariste) pour les économies d’énergie et la réduction de nos dépenses énergétiques. Au premier plan bien sur,  nous trouvons les carburants pour nos automobiles et le chauffage de nos habitations.

      Ces dernières attirent particulièrement l’attention des industriels du secteur de la construction, car ceux-ci ont bien senti que le battage médiatique fait autour de la pseudo campagne de Nicolas Hulot il y a maintenant un an, et ses répercussions six mois plus tard, sous le nom de « Grenelle de l’environnement Â», a provoqué chez les Français une soudaine frénésie envers les maisons dites à basse consommation, voire passives.

      Et oui, presque vingt ans après nos voisins allemands, nous voulons tous que notre maison soit la moins énergivore possible. Comme cela, nous avons le sentiment de faire un geste fort pour la préservation de la planète, et nous nous dédouanons d’habiter un pavillon (passif bien sur) situé à 40 km de notre lieu de travail, d’avoir à faire presque 100 km chaque jour pour aller travailler et bruler plus qu’il n’en faut d’essence dans notre voiture climatisée. 

      J’adopte ce ton volontairement provocateur car nous n’entendons parler ici et là que d’économie d’énergie et de baisse de notre consommation, donc d’avantage d’argent dans le portefeuille à la fin de l’année.

      Où est passé le souci de préservation de la planète, la sauvegarde de la biodiversité et l’écologie de manière générale ? Ils ont disparu sous l’épais manteau de l’économie et du profit, tout simplement. 

      Car dans l’enveloppe de notre fameuse maison passive, on va incorporer 30 cm d’isolant certes, mais en laine de verre. On rénovera son habitation en faisant poser une isolation par l’extérieur d’accord, mais en polystyrène expansé. Quid des matériaux sains et naturels, provenant de ressources renouvelables ?

      Là encore, l’économie prend le dessus sur l’écologie. Trop cher me direz vous, et vous aurez raison.

      Qui serait prêt, à part quelques « soixante-huitards attardés Â» comme on aime à les appeler, pour un budget équivalent, à sacrifier quelques mètres carrés de surface habitable, au profit de matériaux durables ?  

      C’est pour cela qu’à l’heure actuelle, nombreux sont les constructeurs et les maîtres d’Ã…?uvre (dont Confort bois), à privilégier la technique du mur en madrier, à la fois composant structurel et « isolant Â». Cela évite ainsi au maximum ( car il faut bien isoler la toiture) le recours à des matériaux au bilan environnemental désastreux. 

      Pourtant, des études menées au niveau Européen, tendent à montrer qu’un bâtiment correctement conçu d’un point de vue bioclimatique, dans les zones géographiques présentes au sud d’une ligne La Rochelle-Lyon pour la France, n’auraient besoin que de peu d’isolant supplémentaire, pour obtenir une consommation en chauffage inférieure à 15 kWh/m2.an !!! Ces résultats peuvent surprendre au premier abord, mais il à été prouvé que des modèles de bâtiment, dont l’orientation est soigneusement choisie, où les fenêtres sont judicieusement positionnées, et où les matériaux sont aussi fonctionnels thermiquement, grâce à leur inertie, que structurels ou purement décoratifs, arrivent à ce type de performances élevées. 

      Bien entendu, une étude menée par des professionnels qualifiés et possédant les outils de calcul adéquats est indispensable. Bien entendu que cette étude préliminaire aura un coût, mais il est tellement peu élevé par rapport aux frais nécessaires pour acquérir des menuiseries triple vitrage, une VMC double flux avec récupérateur de chaleur, une pompe à chaleur géothermique, que vous aurez tout loisir de choisir ultérieurement des matériaux qui auront un impact quasi nul sur l’environnement.  

      Comme quoi, la conception par une approche globale est la clé de la réussite de votre future maison « bio-basse consommation Â», et cela beaucoup plus que la technique ou l’utilisation de la technologie moderne via des systèmes onéreux. 

      Et surtout messieurs les industriels de la construction, investissez et faites en sorte de baisser vos coûts de revient sur les produits sains, ils n’en seront que plus prédominants dans les catalogues des prescripteurs…

Le Pôle Energétique à votre service

Mardi 25 mars 2008

Besoin d’une étude thermique RT2005 ? Vous souhaitez optimisez la conception de votre batiment pour qu’il soit le plus économe possible en énergie ? Besoin de conseils en choix de matériaux et/ou de systèmes énergétiques ? Vous vous demander comment allier économies d’énergie et confort d’été  ? Vous visez un label Haute Performance ?…

Le Pôle Energétique de Confort Bois vous fait une proposition d’étude sur mesure pour répondre au mieux à vos besoins selon les spécificités de votre projet : de l’étude réglementaire à l’optimisation environnementale.

Contact : ingenierie@confortbois.com

kWh/m².an … Comment s’y retrouver ?!

Vendredi 29 février 2008

Depuis notamment le récent Grenelle de l’environnement ou le moins récent DPE on nous rabache les oreilles avec des kWh/m²/an… Mais de quoi parle-t-on réellement ??? Tentons ensemble d’éclaircir ce point…

  • BESOINS et CONSOMMATION

Pour satisfaire des consignes de températures données, chaque bâtiment a des BESOINS EN CHAUFFAGE précis. Ils dépendent notamment du climat, de l’orientation du bâtiment, des scénarii d’usages (occupation, occultations, …).
Les BESOINS dépendent donc de l’enveloppe du bâtiment : c’est la quantité de chaleur (kWh) à fournir au bâtiment pour que les températures attendues soient satisfaites.

La CONSOMMATION est la quantité d’énergie (kWh) utilisée pour satisfaire les besoins. Elle dépend du rendement du système utilisé.
On ne peut pas dire « cette maison consomme xxx », mais « cette maison équipée de ce système consomme xxx ».

Analogie : pour parcourir 100 km… la consommation d’énergie dépend du mode de transport choisi, ainsi que de son rendement..

  • Dans kWh/m²/an… il y a kWh

Quand on parle d’énergie il est extrêmement important de préciser de quelle énergie on parle…

L’énergie PRIMAIRE souvent exprimée en kWh EP ou KWH ep précise qu’il s’agit de la première forme d’énergie directement disponible dans la nature. Par ex. : le bois, le pétrole, le rayonnement solaire, le gaz naturel, …
L’énergie PRIMAIRE n’est pas toujours directement utilisable et doit donc faire l’objet de transformations.

L’énergie FINALE est l’énergie délivrée au consommateurs. Par ex. : l’électricité, le fioul, …
Pour obtenir l’énergie FINALE, l’énergie PRIMAIRE a due être extraite, transportée, et transformée.

Enfin, lorsqu’on parle d’énergie UTILE, on désigne la dernière conversion : chaleur dissipée dans la maison, lumière, eau chaude…

A retenir :
- 1 kWh d’énergie finale sous forme électrique, correspond à 2,58 kWh d’énergie primaire.
- Pour les autres formes d’énergie finale (fioul, gaz, bois), 1 kWh d’énergie finale, correspond à 1 kWh d’énergie primaire.

L’énergie électrique est donc pondérée d’un coefficient 2,58 lorsqu’on s’exprime en énergie PRIMAIRE.

  • Dans kWh/m²/an… il y a m²

SHOB (Surface Hors d’OEuvre Brut) : Totalité de la surface de plancher de chaque niveau de la construction au nu extérieur des murs.

SHON (Surface Hors d’OEuvre Nette) : Surface nette d’un bâtiment, obtenue après certaines déductions de la SHOB.

Surface habitable (Définie par le code de la construction, art. R. 111-2) : Surface de plancher construite, après déduction des surfaces occupées par les murs, cloisons, marches et cages d’escaliers, gaines, embrasures de portes et de fenêtres.

  • Quels kWh, pour quels m² ?

Tous les labels français actuels (RT2005, HPE, THPE, THPE EnR, BBC-Effinergie s’expriment en kWh d’énergie primaire/m² SHON/an.

Le DPE s’exprime lui, en kWh d’énergie primaire/m² habitable/an.

Prenons un exemple : Un batiment dont les BESOINS en chauffage sont de 45 kWh/m² SHON/an

… consomme 48 kWh/m² SHON/an avec des panneaux rayonnants électrique,
soient 124 kWh EP/m² SHON/an.

… consomme 60 kWh/m² SHON/an avec une chaudière gaz à condensation,
soient 60 kWh EP/m² SHON/an.

… consomme 21 kWh/m² SHON/an avec une pompe à chaleur géothermique,
soient 54 kWh EP/m² SHON/an.

Lorsqu’on vous parle de consommation d’énergie, posez-vous plusieurs questions : de quelle énergie me parle-t-on ? Pour quelle surface ? Et j’ajouterai même… qu’est-ce-qu’elle inclut (chauffage seul ? Chauffage + ECS + Ventilation ?, …) ?

Ma maison bioclimatique recycle son énergie!

Vendredi 9 novembre 2007

Si vous lisez ce blog, c’est probablement que vous êtes un animal à sang chaud. En tant que tel, vous êtes doués d’homéostasie thermique, c’est-à-dire que vous possédez l’enviable capacité de maintenir votre température corporelle à un niveau relativement constant, indépendamment de la température de l’environnement extérieur.

Saviez-vous que certaines maisons peuvent en faire autant?

Pourtant, contrairement aux mammifères que nous sommes, les maisons ne commencent pas leur journée par un petit déjeuner calorifère, alors comment font-elles?

Ces maisons intelligentes ‘ il y en a de plus en plus! ‘ utilisent des techniques naturelles, basées sur l’accumulation de fraîcheur en été et le stockage de chaleur en hiver. Les variations sur cette base permettent de distinguer grosso modo 6 types de constructions.

1. La maison climatique profite exclusivement de l’influence du climat. Elle se protège «passivement» de ses inconvénients et valorise ses bénéfices. La définition primaire de la maison climatique ne tient compte ni des matériaux, ni de l’environnement.

2. La maison bioclimatique est une maison climatique qui va plus loin, en exploitant l’environnement minéral et végétal pour assurer sa régulation thermique. Sous nos climats tempérés, cela s’illustre par l’utilisation d’arbres à feuilles caduques comme masques estivaux, le recours aux plantes grimpantes pour éviter l’exposition directe au soleil d’été, l’exploitation du sol comme masse de stockage thermique, ou encore un chauffage complémentaire au bois. Soyons francs, la maison bioclimatique est notre coup de cÃ…?ur, ne serait-ce que parce qu’elle transforme l’activité humaine elle-même en source d’économie énergétique! Brillant, non?

maison bioclimatique
3. La maison passive n’a rien d’une paresseuse: sa conception est principalement adaptée aux climats du nord de l’Europe, là où compter sur la chaleur du soleil serait dangereusement optimiste… Cette maison mise donc sur l’isolation extrême plutôt que sur l’échange thermique.

4. Le concept de la maison solaire nous ramène aux années soixante-dix et au bon vieux flower power. Alors qu’on ne parlait pas encore de bioclimatique, la maison solaire chantait Let the sunshine in et utilisait le soleil direct comme apport d’énergie. Nous avons appris à diversifier nos appuis et à corriger les défauts du tout-solaire: surchauffe estivale, dépendance technologique, méconnaissance de l’inertie thermique et de l’isolation, etc.
5. La maison positive est un autre cas intéressant. C’est son bilan énergétique qui lui vaut l’appellation positive, c’est-à-dire qu’elle produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme. Il n’y a pas de miracle: cette masure surdouée est une véritable centrale! Qu’elle doive sa productivité à d’immenses capteurs photovoltaïques (hello la maison solaire!) ou à une chaufferie au bois surdimensionnée, elle ne fonctionne qu’au prix d’un solide investissement initial.

6. La maison saine (ou maison «bio») se concentre sur la santé de ses occupants. Pour ce faire, elle ne contient que des ingrédients aussi naturels que les gâteaux de grand-maman, et les agrémente de paramètres plus ou moins ésotériques: tracés régulateurs, feng shui, protection électromagnétique, géomagnétisme ou brûloirs d’encens. On l’aura compris, la notion d’efficacité énergétique n’est pas prédominante ici.

On voit que le concept de maison écologique est assez large, ses contours pouvant être définis par ces six catégories. On peut toutefois distinguer l’aspect de thermorégulation (économique en énergie) des matériaux écologiques, ces derniers n’étant pas nécessairement écoénergétiques.

Si les principes de la construction bioclimatique sont recommandés en 2007, il faut se souvenir que ces principes remontent à l’Antiquité et n’ont fait que se bonifier au gré des innovations techniques!

Retenons qu’avant même que les fondations ne soient tracées, le site de construction a des choses à nous enseigner selon sa position géographique, sa géologie et son exposition. Concrètement, la vraie maison bioclimatique s’ouvre au soleil et se ferme au nord ou du côté des vents dominants pour se protéger du froid.

Ne négligeons pas non plus l’air et l’eau, dont la qualité influence directement la santé et le confort des occupants, et fuyons autant que possible la climatisation et le chauffage aux énergies fossiles polluantes (fioul et autres dérivés de pétrole, gaz, charbon).

Mais ce qui ne gâche rien, c’est que la plupart de ces maisons «vivantes» sont belles… naturellement!

Le bois c’est bon pour le moral

Mercredi 18 juillet 2007

En construisant en bois :

  • vous créez un environnement chaleureux où il fait bon vivre.
  • Le matériau bois vous procure naturellement une sensation de confort et de bien-être.

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Le bois c’est bon pour la planète

Mercredi 18 juillet 2007

En construisant en bois :

  • Vous stockez durablement des quantités importantes de dioxyde de carbone.
  • Vous utilisez une ressource renouvelable dont la transformation ne nécessite que peu d’énergie.
  • Choisir une maison bois, c’est apporter sa contribution à la lutte contre l’effet de serre.

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    Bois et CO2

    Jeudi 7 juin 2007

    Les gaz à effet de serre (GES) sont des gaz dont les caractéristiques physiques contribuent à augmenter l’effet de serre sur le globe terrestre.
    Les principaux GES naturels sont le dioxyde de carbone (C02), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O), l’ozone (O3), la vapeur d’eau (H20).
    A ceux-là il faut ajouter des gaz industriels : l’hexafluorure de soufre (SF6), les chlorofluorocarbonates (CFC), le perfluorométhane.

    Les GES laissent passer certaines longueurs d’onde du rayonnement solaire. Le rayonnement transmis pénètre dans l’atmosphère jusqu’à atteindre la surface du globe. La Terre les absorbe et restitue des rayons infrarouges (IR). Les GES piègent une partie de ces rayons IR dans l’atmosphère terrestre et emprisonnent de la chaleur, ce qui contribue au réchauffement de l’atmosphère.

    Par le biais du protocole de Kyoto, la France s’est engagée à réduire par 4 ses émissions de CO2 d’ici 2050. Pour cela, le bois est un matériau d’une redoutable efficacité, quelques soit son usage (bois de chauffage, construction, …). Pour plus de détails sur le cycle du bois consultez la rubrique ressources.

    L’eau chaude sanitaire solaire

    Mardi 5 juin 2007

    A télécharger dans les ressources une fiche technique sur le principe du chauffe-eau solaire.

    Qu’est-ce-qu’un choix écologique ?

    Mercredi 2 mai 2007

    Aujourd’hui on entend souvent dire que les voitures polluent de moins en moins. C’est indiscutable… si on parle uniquement de la quantité de carburant consommée. Si on considère l’intégralité des gadgets dont les véhicules sont dotés et si on parle en quantité d’énergie grise, on obtient une tendance nettement à la hausse.

    Le calcul de l’énergie grise inclus les énergies dépensées lors :

    de l’extraction des matières premières
    du transport des matières premières
    de la transformation des matières premières
    de la conception du produit
    de la commercialisation du produit
    de l’usage ou de la mise en oeuvre
    du recyclage du produit

    Penser « Ã©nergie grise » permet de faire de réels choix écologiques !

    Diagnostic de performances énergétiques

    Mardi 20 mars 2007

    Le ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement a publié le vendredi 15 septembre 2006, avec le ministère délégué à l’industrie, le décret permettant la réalisation de diagnostic de performance énergétique (DPE) dans les bâtiments. Deux arrêtés d’application, datés du 15 septembre 2006, ont été publiés au Journal officiel du 28 septembre 2006. La lecture du DPE sera facilitée par une estimation chiffrée en ‘¬ et par l’utilisation de la double étiquette suivante :

    Une étiquette pour connaître la consommation d’énergie (comme pour l’électroménager et désormais les voitures);

    Une étiquette pour connaître l’impact de ces consommations sur l’effet de serre.

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    On peut déplorer que le calcul des émissions de gaz à effet de serre (GES) se limite aux émissions dues à la consommation de chauffage.
    Il n’inclut pas l’énergie dépensée et les GES émis lors de la transformation des matériaux, leur mise en Ã…?uvre, leur entretien et leur déconstruction.
    A quand un étiquetage portant sur l’impact environnemental global d’une habitation avec ses usages ?

    L’analyse de cycle de vie (ACV)

    Lundi 5 mars 2007

    « L’analyse du cycle de vie (aussi appelée « écobilan ») se base sur la notion de développement durable en fournissant un moyen efficace et systématique pour évaluer l’effet sur l’environnement d’un produit, d’un services ou d’un procédé.
    Le but fondamental, suivant la logique de pensée cycle de vie, est de réduire la pression d’un produit sur les ressources et l’environnement tout au long de son cycle de vie, de l’extraction des matières premières jusqu’à la mise au rebus en fin de vie, cycle souvent qualifié de berceau au tombeau.[...] »
    (Source : Wikipedia)

    Aujourd’hui on entend beaucoup parler d’émissions de gaz à effet de serre (GES) dues au chauffage d’une habitation, c’est bien, mais insuffisant.
    Pour une maison, parlons plutôt de cycle de vie ou d’impact écologique global, qui inclut à la fois la transformation des matériaux, leur mise en Ã…?uvre, la déconstruction du bâtiment, mais aussi le comportement des usagers (consommations électriques, climatisation, …).

    Comment réduire les dépenses énergétiques du foyer ?

    Mercredi 21 février 2007

    La question de Gineste qui s’interroge sur le mode de chauffage à choisir avec une maison performante soulève un sujet digne d’un article :

    La première des choses à faire est de recadrer le sujet : les dépenses énergétiques d’un foyer englobent le chauffage, bien sur, mais aussi l’eau chaude, les consommations électriques liées aux appareils domestiques et éclairages en tout genre, les chauffages de piscine, et on oublie encore souvent les systèmes de refroidissement.
    On traitera ici les systèmes de régulation de la température ambiante : à la fois en chaud, mais aussi en froid, car on oublie encore souvent que nos hivers sont de moins en moins rigoureux et nos étés de plus en plus chauds.

    Pour réduire les dépenses en chaud et froid d’un foyer il existe 2 solutions complémentaires : ou bien traiter le problème à la base en traitant l’enveloppe, ou s’occuper de trouver le système le plus économe, ou bien, dans le meilleur des cas, faire les deux !
    Le système de chauffage et le système de climatisation viennent pallier aux défauts du bâtiment. Si une enveloppe n’avait pas de besoin, il n’y aurait pas de système. Evidence qui mérite d’être précisée. Donc, commencer par penser « chauffage » et « clim’ » est une absurdité : mieux vaut penser « réduire la demande en énergie » en tout premier lieu.
    Toujours en fonction de l’usage auquel le bâtiment est destiné et de la région où vous construisez, avec une architecture bioclimatique (compacité, orientation, protections solaires, …) et des matériaux durables à forte inertie correctement mis en Ã…?uvre, vous réduisez considérablement les besoins de l’enveloppe à la fois en chaud et en froid, et ce, pour longtemps !

    A cet instant, les besoins étant minimisés, il sera évidemment plus difficile de rentabiliser dans le temps un système onéreux au départ : plus les besoins énergétique d’une habitation sont faibles, moins il est intéressant (financièrement) d’investir dans un système de chauffage et/ou refroidissement.
    Quand un installateur vous parle de coût annuel en chauffage sur 20 ans, n’oubliez pas d’inclure le coût d’investissement initial, chose qu’ils font peu souvent. N’oubliez pas non plus qu’il part du principe que vous consommez beaucoup.
    Opter pour un système couramment qualifié « d’écologique » avec une maison avec de faibles besoins en chaud et froid est une excellente chose d’un point de vue environnemental : l’énergie consommée est faible et en plus moins nuisible. Idéal, mais encore très cher malheureusement !
    Si on tient compte du paramètre économique, à choisir, mieux vaut miser sur une enveloppe à faibles besoins que sur un système onéreux qu’il va falloir stocker, entretenir, qui a une durée de vie limitée, … Avec une maison durable et performante hiver comme été, vous êtes déjà sûr d’avoir besoin de peu d’énergie, que cela va durer et quelque soit le système de chauffage ou de refroidissement.

    Il n’existe pas de système de chauffage idéal, d’autant plus que chaque projet est spécifique. Mais avant de vous lancer dans un investissement chauffage considérable, préférez réduire les besoins et aussi bien en hiver qu’en été. Ne perdez pas de vue non plus que vous construisez pour des décennies.
    Faire un petit effort initial pour augmenter les performances de l’enveloppe du bâtiment vous permet d’avoir la garantie d’une maison confortable toute l’année qui vous coutera peu en énergie, que cela va durer, et ce, quelque soit votre choix de système.

    Niveaux de performance … une question de vocabulaire !

    Vendredi 9 février 2007

    Afin de gagner en précision dans le discours, les spécialistes des études energétiques dans le batiment ont pris l’habitude  de qualifier une maison qui consomme peu avec des termes techniques spécifiques. Avec l’augmentation des sources d’information traitant de ce sujet qui nous préoccupe tous d’avantage chaque jour, il devient nécessaire de bien distinguer  ces expressions qui sont aujourd’hui passées dans le langage courant. Voici donc sous forme de petit lexique, le vocabulaire utilisé pour désigner des niveaux de performances précis :

    Maison passive

    C’est une maison qui répond au label « Passivhaus« .

    Bâtiment basse énergie

    Un bâtiment pour lequel la consommation en énergie totale pour le chauffage se situe entre 30 et 60 kWh/(m².an).

    Bâtiment très basse énergie

    Un bâtiment pour lequel la consommation en énergie totale pour le chauffage se situe entre 10 et 15 kWh/(m².an).

    Bâtiment à énergie zéro

    Un bâtiment qui produit autant d’énergie qu’il en consomme en utilisant des énergies renouvelables (panneaux solaires par exemple). Pour cette notion, on compare souvent l’énergie finale reçue par la maison à l’énergie primaire produite, ce qui n’est pas très correct.

    Bâtiment à énergie positive

    Un bâtiment qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme (dans le même esprit que les bâtiments à énergie zéro).

    Bâtiment réglementaire

    Construction qui respecte la réglementation thermique en vigueur (actuellement RT2005). Les consommations de chauffage de ces maisons sont de l’ordre de 100 kWh/(m².an)     

    Une étude thermique … quel intérêt ?

    Mardi 2 janvier 2007

    Architecture bioclimatique :
    En fonction des différentes contraintes liées au site, on recherchera à adapter au mieux la conception de l’enveloppe de façon à profiter des apports solaires d’hiver tout en se protégeant des chaleurs estivales. On travaillera l’agencement intérieur des pièces pour optimiser les conditions de confort (thermique, acoustique, visuel…). Cette approche ne peut être que fortement dépendante du terrain, de son environnement et du climat sous lequel il se situe.

    Matériaux performants :
    Les matériaux de l’enveloppe et leur combinaison sont ensuite optimisés en fonction des contraintes climatiques régionales et de la sensibilité des maîtres d’ouvrages.

    Système de chauffage :
    Grâce à une architecture bioclimatique et une enveloppe à fortes performances thermiques, le plus gros du travail a été fait. Ce sont les 2 meilleurs moyens de réduire les besoins énergétiques d’une habitation. A partir de la consommation en chauffage prévue par les calculs thermiques et différentes campagnes de suivi de mesures, on peut à présent choisir le mode de chauffage le plus adéquat en terme d’amortissement (sur 15, 10, 20 ans…) en tenant compte à la fois du coût annuel de l’énergie consommée, mais aussi du coût de son installation et de son entretien.

    Une habitation intelligente est un lieu de vie confortable qui consomme peu, donc conçue en adéquation avec ses futurs occupants et ses contraintes, aux matériaux efficaces et systèmes performants, tout en ne perdant pas de vue les aspects d’amortissement financier.