Diagnostic de performances énergétiques

Le ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement a publié le vendredi 15 septembre 2006, avec le ministère délégué à l’industrie, le décret permettant la réalisation de diagnostic de performance énergétique (DPE) dans les bâtiments. Deux arrêtés d’application, datés du 15 septembre 2006, ont été publiés au Journal officiel du 28 septembre 2006. La lecture du DPE sera facilitée par une estimation chiffrée en € et par l’utilisation de la double étiquette suivante :

Une étiquette pour connaître la consommation d’énergie (comme pour l’électroménager et désormais les voitures);

Une étiquette pour connaître l’impact de ces consommations sur l’effet de serre.

dpe.jpg

On peut déplorer que le calcul des émissions de gaz à effet de serre (GES) se limite aux émissions dues à la consommation de chauffage.
Il n’inclut pas l’énergie dépensée et les GES émis lors de la transformation des matériaux, leur mise en œuvre, leur entretien et leur déconstruction.
A quand un étiquetage portant sur l’impact environnemental global d’une habitation avec ses usages ?

5 commentaires :

  • jorland dit :

    Pouvez vous confirmer si la spécificité “Bois Massif” est prise en compte dans ces decrets. Pour avoir vendu une maion tres récemment et avoir du faire faire ce diagnostic DPE, je me suis rendu compte que le logiciel utilisé par les diagnostiqueurs ne prennaient pas en compte des épaisseurs de murs inférieures à 20 cm. D’ou la difficulté pour les murs bois massifs en 112 mm et 136 mm (qui sont quand même tres commun en MBM) d’établir le diagnostic.
    Il est important que les entreprises de construction de MBM fassent le necessaire pour faire evoluer ce DPE pour une bonne prise en compte de la specificité bois.

  • Eric LAITAT dit :

    Bonjour

    La DPE est déjà d’application en France. C’est une bonne chose. Deux questions:
    1- Percevez-vous des frémissements des prix sur le marché de l’immobilier? Les certificats (étiquettes) sont-ils demandés par les acheteurs lors de la transaction?
    2- Quelle est la réaction des grands constructeurs français? Ont-il mis en place dans leur catalogue de produits des maisons basse-énergie.

    Pour votre information, la transposition de la Directive PEB est en cours en Belgique. Il me semble que nos algorithmes de calcul qui y seront associés reposent sur des bases moins subjectives que celles relatives à la consommation énergétique du bâtiment observée au cours des trois dernières années, comme c’est, je pense, le cas en France.

    La procédure belge devrait permettre d’établir une consommation d’énergie du bâtiment dans des ‘conditions standard’. Plusieurs raisons pour cette option, la plus probable est qu’il serait mal venu que des méthodes de calcul utilisées au Nord et au Sud du pays conduisent à des estimations discriminantes sur le prix de l’immobilier en Flandre et en Wallonie!

    En ce qui concerne un étiquetage de l’impact environnemental global, je pense que c’est une question de patience. Cette notion est déjà inscrite dans les textes de la Directive actuelle, puisqu’il y est fait référence à la notion ‘d’énergie brute’ pour les pertes de transformation et d’approvisionnement. En ce qui concerne le LCA dans la construction, des documents d’ECOSOC confirment que le dossier est dans le pipe-line…

    En effet, si la Directive n’atteint pas son objectif (à terme de 10 ans?), c’est-à-dire réduire la consommation d’énergie dans l’habitation, il n’est pas sot d’imaginer qu’un renforcement des mesures sera mis sur la table.

  • Damien dit :

    L’OCRE, Observatoire et Centre de Recherche en Entrepreneuriat de l’EDC Paris et l’association étudiante SIFE-EDC ont organisé le 2ème colloque Entrepreneuriat et Développement Durable le 22 mai 2007. Ce colloque s’est voulu un lieu d’échanges entre chercheurs, praticiens et entrepreneurs sur des problématiques en lien avec l’entrepreneuriat et le développement durable.
    Nous sommes intervenus sur la table ronde Développement durable et opportunités d’affaires. Nous avons exposé notre vision pour respecter les objectifs clairs fixés par la France pour répondre aux enjeux du développement durable, à commencer par le respect du protocole de Kyoto, de la loi POPE et du Plan Climat qui assurent :
    • le développement des énergies renouvelables : objectif de production de 10% des besoins énergétiques français à partir de sources d’énergie renouvelables à l’horizon 2010 (21% de la production intérieure d’électricité, et une augmentation de 50% de la production de chaleur)
    • une division par 4 des émissions de GES d’ici 2050
    Pour cela, un des enjeux majeurs de demain est le bâtiment. En effet, il est responsable de 25 % des rejets de CO2, de 46% de l’énergie consommée et a un réel impact social avec 2,5 millions d’habitants en précarité énergétique en FRANCE.
    Atteindre un facteur 4 sur les bâtiments permettrait d’éviter 80 Mt de CO2. Comment Agir?
    La rénovation est le facteur clé pour réaliser les objectifs du protocole de Kyoto. En effet, un bâtiment construit avant 1975 a une consommation énergétique d’environ 400 kwh/m²/an, entre 1975 et 2000, de 200 kwh/m²/an et après 2000 de 100 kwh/m²/an. Sachant que 66 % des bâtiments existants ont été construits avant 1975 et 28 % entre 1975 et 2000, on mesure l’enjeu prioritaire de la rénovation. Comment faire?
    Une démarche en deux temps est indispensable.
    Avant tout, il est très important de commencer par réfléchir à la réduction des besoins et l’efficacité énergétique du bâtiment en travaillant sur les :
    • Consommations hivernales de chauffages
    • Consommations estivales de climatisation
    Pour être le plus efficient possible, il est très intéressant d’utiliser des logiciels de simulation thermique dynamique type TRNSys, PLEIADES + COMFIE…
    Seulement ensuite, on peut répondre aux besoins réduits avec des systèmes performants et renouvelables :
    • Systèmes de distribution performants
    • Chaleur : Solaire, Bois-énergie, Géothermie…
    • Froid : Géothermie, Solaire avec absorption ou dessiccation, Evaporation, Groupe frigo haute performance, sur-ventilation…
    • Elec. : Solaire, Eolien, Hydraulique…
    Pour répondre à ces besoins, la micro-cogénération à bois a pour avantage de réunir dans un seul produit un système de production de chaleur ” renouvelable ” et d’électricité verte, voir même à terme les besoins en froid avec la tri-génération à bois. Autre avantage, elle permet d’amortir les pointes de production d’électricité centralisée, car la production d’électricité du micro-cogénérateur est couplée avec les besoins en chaleur et ne dépend donc pas des aléas climatiques. Ainsi, la micro-cogénération à bois pourrait avec 6000 unités installées d’ici 2020 éviter 1 000 000 tCO2/an supplémentaires en remplaçant la construction d’une centrale thermique classique (gaz, fioul, charbon,…).
    Enfin, cette démarche en deux temps permet de ne pas surdimensionner les capacités de production d’énergie et évite ainsi un gaspillage d’énergie primaire. On comprend donc toute l’importance de réaliser avant tout un travail d’efficacité énergétique dans un premier temps !!! C’est en respectant cette démarche que nous aurons demain une multitude de bâtiments à Energie Positive
    Pour en savoir plus :
    http://www.amoes.com
    http://blog.amoes.com/
    http://www.energiepositive.info

  • frank LAMURE dit :

    en réponse sur un point de jourland
    en ce qui concerne la définition des murs il est possible de saisir la caractéristique thermique du mur.
    cela fait appel à un minimum de compétence et de temps d’analyse qui ne sont ,pour lapremière par forcement disponible qhez les entreprises qui font un dpe et ,pour le deuxiemme est dificile à facturer.
    faire une bonne analyse d’un batiment prend du temps et le demandeur à peut etre du mal à payer le prix pour une opération obligatoire.
    un bon dpe sur unemaison prend bien 3 voir 4 heure!
    plus le déplacement.

  • michel jouan dit :

    en réponse sur un point de jourland

    il existe different logiciel pour la réalisation d’un DPE mais il existe egalement une methode manuel que tout diagnostiqueur doit connaitre car il est certifié et cela fait parti de sa formation, si vous êtes le donneur d’ordre je pense que vous ete en droit de le lui demander.
    mais biensur tout travail merite salaire, et la concurence existe.
    j’avoue que ce metier est nouveau et que la profession ce specialise.

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