L’environnement, ou comment avoir développé un nouveau marché pour les économistes de demain :
      Il existe actuellement un fort engouement (qui n’est malheureusement pas un courant global de pensée volontariste) pour les économies d’énergie et la réduction de nos dépenses énergétiques. Au premier plan bien sur, nous trouvons les carburants pour nos automobiles et le chauffage de nos habitations.
     Ces dernières attirent particulièrement l’attention des industriels du secteur de la construction, car ceux-ci ont bien senti que le battage médiatique fait autour de la pseudo campagne de Nicolas Hulot il y a maintenant un an, et ses répercussions six mois plus tard, sous le nom de « Grenelle de l’environnement », a provoqué chez les Français une soudaine frénésie envers les maisons dites à basse consommation, voire passives.
     Et oui, presque vingt ans après nos voisins allemands, nous voulons tous que notre maison soit la moins énergivore possible. Comme cela, nous avons le sentiment de faire un geste fort pour la préservation de la planète, et nous nous dédouanons d’habiter un pavillon (passif bien sur) situé à 40 km de notre lieu de travail, d’avoir à faire presque 100 km chaque jour pour aller travailler et bruler plus qu’il n’en faut d’essence dans notre voiture climatisée.Â
     J’adopte ce ton volontairement provocateur car nous n’entendons parler ici et là que d’économie d’énergie et de baisse de notre consommation, donc d’avantage d’argent dans le portefeuille à la fin de l’année.
     Où est passé le souci de préservation de la planète, la sauvegarde de la biodiversité et l’écologie de manière générale ? Ils ont disparu sous l’épais manteau de l’économie et du profit, tout simplement.Â
     Car dans l’enveloppe de notre fameuse maison passive, on va incorporer 30 cm d’isolant certes, mais en laine de verre. On rénovera son habitation en faisant poser une isolation par l’extérieur d’accord, mais en polystyrène expansé. Quid des matériaux sains et naturels, provenant de ressources renouvelables ?
     Là encore, l’économie prend le dessus sur l’écologie. Trop cher me direz vous, et vous aurez raison.
     Qui serait prêt, à part quelques « soixante-huitards attardés » comme on aime à les appeler, pour un budget équivalent, à sacrifier quelques mètres carrés de surface habitable, au profit de matériaux durables ? Â
     C’est pour cela qu’à l’heure actuelle, nombreux sont les constructeurs et les maîtres d’œuvre (dont Confort bois), à privilégier la technique du mur en madrier, à la fois composant structurel et « isolant ». Cela évite ainsi au maximum ( car il faut bien isoler la toiture) le recours à des matériaux au bilan environnemental désastreux.Â
     Pourtant, des études menées au niveau Européen, tendent à montrer qu’un bâtiment correctement conçu d’un point de vue bioclimatique, dans les zones géographiques présentes au sud d’une ligne La Rochelle-Lyon pour la France, n’auraient besoin que de peu d’isolant supplémentaire, pour obtenir une consommation en chauffage inférieure à 15 kWh/m2.an !!! Ces résultats peuvent surprendre au premier abord, mais il à été prouvé que des modèles de bâtiment, dont l’orientation est soigneusement choisie, où les fenêtres sont judicieusement positionnées, et où les matériaux sont aussi fonctionnels thermiquement, grâce à leur inertie, que structurels ou purement décoratifs, arrivent à ce type de performances élevées.Â
     Bien entendu, une étude menée par des professionnels qualifiés et possédant les outils de calcul adéquats est indispensable. Bien entendu que cette étude préliminaire aura un coût, mais il est tellement peu élevé par rapport aux frais nécessaires pour acquérir des menuiseries triple vitrage, une VMC double flux avec récupérateur de chaleur, une pompe à chaleur géothermique, que vous aurez tout loisir de choisir ultérieurement des matériaux qui auront un impact quasi nul sur l’environnement. Â
     Comme quoi, la conception par une approche globale est la clé de la réussite de votre future maison « bio-basse consommation », et cela beaucoup plus que la technique ou l’utilisation de la technologie moderne via des systèmes onéreux.Â
     Et surtout messieurs les industriels de la construction, investissez et faites en sorte de baisser vos coûts de revient sur les produits sains, ils n’en seront que plus prédominants dans les catalogues des prescripteurs…

16 avril 2008 at 12:33
Effectivement, on peut prendre un ton décalé et légèrement provocateur pour expliquer que l’investissement dans la conception vaut mieux qu’un tas de systèmes complexes et onéreux.
Et pour aller plus loin, c’est grâce à cette conception qu’on atteindra des performances pour pas trop cher (15€/jour?!). Car le gouvernement, dans son infinie bonté, promeut des logements peu coûteux en masturbant les chiffres. Mais que cela change-t-il à la disponibilité des constructeurs et à leur réponse dans l’urgence au manque de logement. A leur prototypes livrés incessamment sans le moindre apprentissage, sans démarche d’amélioration dans les us et coutumes (DTU ou pas)…
Plutôt que de concevoir des zones habitable où chaque m² est repensé et optimisé, à l’heure où le foncier plombe la facture, on nous vend 400m² de territoire détruit par une fondation lourde en béton et l’intervention d’engins lourd.
Bref, il y a beaucoup à dire et je ne vais pas pamphlétiser sur le sujet car j’ai une maison basse consommation sur le feu.
Vive l’éconologie. Un terme qui apparaît actuellement et n’est pas encore galvaudé comme ceux de “développement durable” et “pouvoir d’achat”.
Bon courage Confort Bois !
Souhaitons-nous bonne chance !