Le bois plus cher que le traditionnel?
“Construire en bois, c’est plus cher”. Une idée reçue trop répandue.
Lorsque nous construisons une maison, il faut distinguer 2 types de coûts :
- le coût d’investissement : coûts directs à court terme
- le coût d’exploitation : cette maison va être habitée, exploitée et amortie sur 30 voire 35 ans.
C’est pourquoi, il est plus réaliste de raisonner sur une période de temps qui ne se limite pas à la réalisation.
Sur le long terme, la construction bois est source d’économies car elle est conforme aux exigences de performances et à la reglementation. En effet, elle se caractérise par une réduction de ponts thermiques qui constituent une grosse part des déperditions d’une maison maçonnée. De nombreuses études ont prouvé que la maison bois, plus performante énergétiquement, permet des économies de chauffage substantielles. Du coup, dès que nous raisonnons sur le moyen et le long terme, la maison bois est plus économique.
En termes de délai ?
Une maison bois peut être livrée en 5 mois contre 10 mois pour une maison maçonnée, ce qui entraine des frais financiers réduits, des économies de main d’oeuvre, de production et d’encadrement.
Le bois : l’avenir ?
Malheureusement, en France, beaucoup en doutent encore. En effet, dans de nombreux pays d’Europe, au Japon, en Amérique du Nord, la construction bois est une évidence.
Il faut juste attendre que les choses évoluent culturellement…
Note : Comparer des produits à qualités égales avant de se faire une idée…

30 juin 2008 at 15:35
Bonjour,
S’il est vrai que sur le long terme la maison en bois permet des économies, il est malheureusement un point que vous oubliez de préciser, celui des crédits octroyé par la banque au moment T (décision d’achat).
Hors ce sont bien ces dernières qui décident de la dimension du prêt accordé. Et c’est là toute la différence !
La majorité des gens sont aujourd’hui déjà saturés de dépenses et autres frais. Lorsqu’un couple lambda décide d’investir dans l’immobilier, son budget est ultra calculé pour une surface plus ou moins précise. La banque proposera un prêt d’un certain montant. Si à prix équivalent ils peuvent avoir (j’exagère volontairement) 2x plus grand en construction type maçonnerie, comment voulez-vous que les gens arrivent à se tourner vers le bois !
Allez expliquez à la banque que pour la même maison que vous souhaitez en bois, ils faut qu’ils vous prêtent un peu plus, mais en revanche qu’à l’avenir ce sera gagnant.
Pour vous oui… certainement pas pour eux !
Bref, votre analyse est tout ce qu’il y a de plus vraie, mais ce n’est en aucun cas le long terme qui ne saurait faire prendre quelconque décision au moment T. A prestation égale au moment de la construction, le bois reste bien plus cher, ce n’est donc pas une idée reçue, mais concrète et réelle.
Un internaute rêvant d’une maison en bois mais n’ayant pas les moyens de se l’offrir
26 août 2008 at 23:39
Bonjour.
J’allais formuler exactement le même commentaire que Vincent. Un banquier n’en a rien à faire de savoir qu’à terme votre maison en bois vous coûtera moins chère qu’une maison en parpaings. Il ne raisonne qu’en fonction de vos revenus et hésitera à prêter plus de peur de ne pas être remboursé. Et même dans le cas où vos revenus sont suffisants, emprunter plus pour une maison en bois signifie plus d’intérêts à payer au bout du compte, ce qui relativise l’économie.
Les tarifs sont encore prohibitifs, la maison bois reste un luxe, alors que les constructeurs s’évertuent à longueur de sites Web à en vanter les mérites : rapidité de construction (d’où logiquement moins de main-d’œuvre), origine naturelle du bois (donc peu de frais pour le « produire »). D’où vient le surcoût ? À l’opposé, le ciment n’est pas naturel, il faut le produire ce qui demande beaucoup d’énergie, le polystyrène est tiré du pétrole, … et les maisons sont moins chères… La balle est dans le camp des constructeurs. À eux de standardiser un peu plus leur production et… peut-être de rogner un peu sur leurs marges…
Un autre internaute parfaitement convaincu de l’intérêt d’une maison bois mais qui n’aura probablement lui non-plus pas les moyens de se l’offrir…