Restitution publique de l’Ă©tude Bois Massif

Le mercredi 27 juin aura lieu de 9h30 Ă  12h30 Ă  la FFB la RĂ©union des Ă©tudes et recherches de la FFB pour les mĂ©tiers du bois construction. A cette occasion seront publiquement prĂ©sentĂ©s les rĂ©sultats et perspectives de l’Ă©tude Bois Massif.

Le bulletion d’inscription est tĂ©lĂ©chargeable dans la rubrique ressources.

2 commentaires :

  • Terra Gaia dit :

    Emissions de CO2 et
    Utilisation de la Biomasse ou des Biocarburants
    Quelques contrevérités à combattre :

    1 La biomasse a un très mauvais rendement carbone (phase d’utilisation) :
    Si j’utilise du bois pour produire de l’énergie par rapport à une énergie fossile j’émets 2 fois plus de CO2 que si j’utilise du coke et 3,3 fois plus que si j’utilise du gaz naturel.

    2 Créer des Puits de Carbonne :
    Seules les forĂŞts en phase de croissance permettent le stockage de CO2

    La transformation de forĂŞts en terrains non forestiers - surtout des terres agricoles - est liĂ©e au dĂ©veloppement dĂ©mographique et Ă©conomique. Au rythme de 15 millions d’ha par an - essentiellement en zone tropicale - la dĂ©forestation est la seconde cause d’Ă©mission de CO2. Lutter contre cette tendance de fond est donc une prioritĂ©, mĂŞme si la complexitĂ© des causes sous-jacentes rendent l’exercice difficile.

    Les écosystèmes forestiers abritent 80% du carbone de la végétation terrestre et 40 % du carbone des sols
    Une forêt naturelle en équilibre maintient un important stock de carbone dans la biomasse aérienne (feuilles, branches, troncs, arbustes, plantes, litière…), dans la biomasse souterraine (racines…) et aussi dans les sols.

    Une forêt mature après phase de croissance par l’activité de décomposition et des microorganismes a un bilan CO2 nul
    Le bilan annuel d’une forĂŞt mature en terme d’absorption de CO2 est très faible car la fixation de CO2 par photosynthèse est compensĂ©e par les rejets de CO2 dus aux processus de dĂ©composition de la matière organique (micro-organismes, champignons, insectes…).
    Une forĂŞt en croissance stocke efficacement du CO2
    C’est pendant la phase de croissance qu’une forĂŞt reconstitue son stock de biomasse. Grâce Ă  la photosynthèse, elle fonctionne alors comme une vĂ©ritable “pompe Ă  CO2″ qui stocke dans le bois et les sols le CO2 atmosphĂ©rique.

    3 les biocarburants peuvent prĂ©senter un bilan global en gaz Ă  effet de serre qui n’est pas satisfaisant, car d’une part il faut le plus souvent consommer de l’Ă©nergie fossile pour cultiver les plantes (essence du tracteur et fabrication des engrais par l’industrie chimique), ensuite il y a des Ă©missions de protoxyde d’azote lors de l’Ă©pandage des engrais, et enfin il peut y avoir des Ă©missions de mĂ©thane et d’oxydes d’azote lors de la combustion du biocarburant qui sont supĂ©rieures Ă  celles obtenues en brĂ»lant du pĂ©trole.
    les biocarburants sont en outre très consommateurs d’espace, car leur rendement Ă©nergĂ©tique net Ă  l’hectare n’est pas très Ă©levĂ©,

    4 Seule l’exploitation durable de la forêt et l’utilisation du bois comme matériaux peut avoir un impact positif sur le bilan CO2.

    5 Cas de la France : l’exploitation de la forêt pour production des matériaux semble être arrivée à saturation :
    Alors que les surfaces boisées se sont accrues (cas du Limousin ou la forêt occupe 50% du territoire en 2007 contre 5% il y a 60 ans) les importations de bois ne cessent d’augmenter sur les 10 dernières années dégradant le bilan environnemental du bois.

    6 La fabrication du contreplaqué
    Bien que les billots servant à sa fabrication sortent du sol, le contreplaqué provient d’un procédé industriel. Les billots de bois sont dégagés de leurs écorces et de leurs branches et sont coupés en blocs d’une certaine longueur. En utilisant de l’eau chaude ou de la vapeur, les blocs sont chauffés à 93°C avant d’être envoyés dans une dérouleuse ou une trancheuse qui les coupe en lamelles d’une épaisseur de 3 millimètres. Ils sont alors émargés et effeuillés avec de l’air chaud pour en réduire le taux d’humidité. Une fois refroidis, les placages sont ensuite enduits de résines thermodurcissables et sont placés symétriquement sur une âme, le fil de chaque pli perpendiculaire au fil des plis adjacents. Les couches de composites sont ensuite dirigées vers une presse chauffante où la résine est durcie à 100° C, puis elles poursuivent leur chemin pour être découpées et éventuellement sablées.

    Ce procédé consomme beaucoup d’énergie et produit donc des émissions importantes de dioxyde de carbone, de monoxyde de carbone, de dioxyde de souffre, d’oxyde d’azote. Mais la fabrication de contreplaqué dégage également des particules de matières plus petites que 10 micromètres de diamètre (PM10) - qui peuvent être respirées et sont donc un risque pour la santé - tout comme des composés organiques volatils, dont le formaldéhyde et d’autres polluants de l’air dangereux. Certaines de ces substances s’échappent dans l’atmosphère.

    La demande mondiale de contreplaqué contribue également lourdement à la coupe des forêts tropicales avec des méthodes non durables, particulièrement en Malaisie et en Indonésie.

  • N. Paquet dit :

    L’exploitation de la forĂŞt productive des matĂ©riaux n’a cessĂ© de croĂ®tre ces 30 derniers annĂ©es (35 % depuis 1945 qui couvrent 25 % du territoire en 2006). Une politique forestière a Ă©tĂ© menĂ©e afin de gĂ©rer pĂ©rĂ©nnement les massifs forestiers.
    L’importation de bois exotique représente seulement 3 % des besoins.
    L’importation très importante des bois du Nord résulte uniquement du fait que la France est dotée de 2/3 de feuillus destinés au bois d’œuvre tel que le placage pour l’ébénisterie issu de tranchage ou déroulage. Le 1/3 restant est composé de résineux dont la qualité les destine à des produits de second œuvre dans le bâtiment (panneaux, lambris …). Ce décalage entre une offre de qualité hétérogène de feuillus et une demande homogène de résineux en grande quantité, nous oblige a beaucoup importer !
    L’exploitation n’est pas saturée, elle est plutôt sous exploitée du fait du morcellement des propriétés forestières (2.5 ha en moyenne en France) toute en sachant qu’il faut plus de 20 ha pour réaliser une sylviculture équilibrée durable. Afin de garantir cette pérennisation des forêts, des écocertfications ont été mises en place tel que le PEFC (Product europeen Forest Council) ou le FSC (Forest Stewardship Council) qui garantissent un plan d’aménagement raisonné du peuplement. Les objectifs de ces écolabels sont de lutter contre l’effet de serre mais également d’établir une réelle traçabilité des produits d’origine forestiers.

    Puisque nous parlons de contre-vérités, la fabrication du papier (bois de trituration) n’est pas a l’origine de la déforestation puisque contrairement aux idées reçues, le papier provient en France à 56 % de bois issu d’éclaircie, de branches et produits connexes, et de déchets de sciage. Le reste (44 %) provient du recyclage du papier. Ce dernier, au même titre que le contreplaqué, consomme beaucoup d’énergie et rejet beaucoup de CO2.

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